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Communiqué de presse du 24/02/99

Mouvements sociaux
dans les centres des NMPP

en réaction au verdict rendu
par le tribunal de Meaux

Hier mardi 23 février 1999, le tribunal correctionnel de Meaux a condamné 5 ouvriers des NMPP à des peines de prison avec sursis allant de un à trois mois, ainsi qu’au versement d’une amende. Cette condamnation a conduit ce matin la section Messageries du Syndicat Général du Livre à émettre un appel à la grève pour une durée de 24 heures.

La grève est suivie dans les centres de distribution des magazines des NMPP (Rungis et Combs-la-Ville), dans le centre international de Roissy, et dans le centre de traitement des quotidiens de Stains. En revanche, l’équipe qui assure la distribution de la presse sur Paris (zone de Paris Diffusion Presse) assure normalement son service.

Malgré les plans de secours mis en oeuvre par les NMPP, de fortes perturbations affecteront la distribution des magazines et provoqueront des retards importants dans la mise en place des quotidiens nationaux. 

La direction des NMPP rappelle que le jugement rendu par le tribunal de Meaux intervient dans le cadre des suites judiciaires données aux «opérations commandos» qui ont ponctué les mouvements sociaux de l’été 97. Ces mouvements avaient été déclenchés suite à la mise en place, dans les deux centres de traitement des magazines de Rungis et Saint-Denis, d’une organisation du travail en équipe unique, évolution prévue dans le cadre du plan de modernisation 1994-97 des NMPP signé en 1993 par la CGT. 

Cette évolution avait en outre fait l’objet de discussions spécifiques, conclues le 9 janvier 1997 par un document signé par le Comité Inter, la section CGT des Messageries et la direction des NMPP.  

Les ouvriers condamnés comparaissaient devant le tribunal de Meaux pour des dégradations matérielles et des vols commis dans les locaux de la société Beugniet, prestataire de transport des NMPP, à Chelles le 7 juillet 1997. 

L’appel à la grève de la section Messageries du Syndicat Général du Livre est motivé par la contestation de cette décision de justice.


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