Système d’information de la profession : vers le digital

SI Digital

Nécessaire pour accompagner la transformation de la filière, le principe d’un système d’information digital prend forme. Retour sur les grandes étapes et perspectives de ce profond changement pour la profession.

Le constat est là et partagé par la profession : le système d’information sur lequel repose toute la filière est devenu complexe à faire évoluer en l’état pour l’adapter aux nouvelles pratiques et à un marché variable.

S’agissant d’un système qui doit être partagé par la profession, c’est donc le Conseil supérieur des messageries de presse (CSMP) qui a organisé les débats et fédéré les réflexions. Objectif : adopter la meilleure solution informatique en termes d’économie, de variabilité et de modernité pour la filière.

Dates clés

- Décembre 2014  : le CSMP nomme un cabinet de conseil afin de mener une étude comparative des schémas proposés par Presstalis, les MLP et le SNDP.

- Mars 2014  : le CSMP lance la consultation publique sur le futur système d’information de la filière.

- Avril 2014  : sur la base de l’analyse comparée des trois contributions, l’assemblée générale du CSMP, puis l’ARDP, opte pour un système digital, la solution préconisée par Presstalis.
Le CSMP pilote alors la rédaction d’un cahier des charges qui synthétise les besoins des différents acteurs : éditeurs, messageries, dépositaires et diffuseurs. Pour ce faire, quinze ateliers réunissant les différentes parties prenantes sont organisés en mai et juin 2014.

- Juillet 2014 : le CSMP, lors de son AG fin juillet, valide le cahier des charges « du système d’information au service de l’ensemble des acteurs de la distribution de la presse ». Une décision rendue exécutoire par l’ARDP le 15 septembre dernier.

Les principes fondateurs du nouveau système d’information de la filière sont posés : simplification, partage et économie.

Le digital est retenu comme solution informatique pour la filière

La profession a donc retenu le digital comme solution technologique la plus adaptée aux besoins de la filière : mutualisation, baisse et variabilisation du coût de l’informatique, prise en compte des réformes industrielles.

Le principe est simple : le SI digital fonctionne à partir de progiciels du marché, mutualisés, pour lesquels un paramétrage standard, sans développement spécifique, sera suffisant pour répondre au cahier des charges de la profession.

Hébergé sur une plateforme de type Cloud, le SI digital permettra l’accès aux progiciels et aux données et facturera les services rendus à l’usage réel : « on ne paye que ce que l’on consomme ». Une solution qui permettra à la fois de réaliser des économies importantes (il n’y plus de développement à entreprendre, d’infrastructure à entretenir ni de maintenance à assurer) et de variabiliser les coûts en fonction des volumes (à la hausse ou à la baisse).

Une piste proposée par Presstalis

C’est donc la solution digitale proposée par Presstalis qui aura été retenue dans ses grands principes par le CSMP.
Confrontée à la richesse et donc à la complexité de son système d’information (70 applications professionnelles dont beaucoup sur mesure) et également à son obsolescence, Presstalis avait en effet engagé sa refonte en parfaite cohérence avec les travaux du CSMP et en s’appuyant sur l’expertise de Capgemini.

Validée par son Conseil d’administration, la solution technologique choisie par Presstalis répond aux objectifs d’économie tels qu’inscrits dans l’accord tripartite et sera à même d’accompagner la mise en œuvre de son plan stratégique, les transformations industrielles et les projets d’innovation.

Revoir l’ensemble des processus

Le mode progiciel a un triple avantage : sa rapidité de mise en œuvre (18 mois environ), son spectre et son économie. Il permet en effet de couvrir tous les besoins de l’entreprise :

  • la prévision des quantités (du réglage à l’arrêté commercial). Ce domaine implique tous les acteurs, éditeurs, messageries, dépôts et diffuseurs
  • la logistique (gestion des plateformes…)
  • la relation clients, avec le CRM (gestion de la relation clients), les portails éditeurs et diffuseurs et les référentiels métiers
  • la finance.

Quelle concurrence dans un système partagé ?

Qui dit système d’information commun entre acteurs concurrents ne signifie pas pour autant qu’il n’y a plus de concurrence. Certes les progiciels seront partagés, mais ce qui fera la différence, ce le paramétrage de l’outil de Prévision, les services complémentaires proposés (études marketing, prestations commerciales, suivi clients) et le barème.