Outil Prévision : retour d’expérience utilisateurs

SI Digital

Alors que Le Figaro s’apprête à déployer l’APS Prévision, Laurent Nocca, directeur adjoint des ventes du Figaro, et Xavier Wattrelot, assistant de gestion, témoignent de leur expérience pendant leur « marche à blanc » et des améliorations apportées à l’outil.

"Avec les équipes de Presstalis, nous avons fait évoluer l’algorithme de l’outil pour mieux prendre en compte la dynamique du réseau." Laurent Nocca, directeur adjoint des ventes du Figaro

Ce que la marche à blanc nous a appris de l’outil ?

Les tests menés cet été ont confirmé tout l’intérêt de l’outil. L’occasion pour nous de mesurer sa pertinence mais également de déceler les améliorations à y apporter. Avec les équipes de Presstalis, nous avons travaillé main dans la main pour le faire évoluer et en faire une solution filière adaptée aux besoins du réseau.

Quels sont pour vous ses apports pour la filière ?

C’est l’outil qu’il fallait pour prendre en compte les réformes de la filière et répondre aux évolutions structurelles des différents acteurs, que ce soient les éditeurs ou les dépositaires, confrontés à un contexte difficile.

Vous parliez d’améliorations ?

Mes équipes ont fait bouger l’algorithme pour qu’il se cale au plus près de nos besoins et qu’il prenne en compte toute la complexité et la dynamique du réseau. Les ventes d’un quotidien comme Le Figaro suivent une tendance à la fois longue et très courte ! Il nous fallait plus de réactivité dans le calcul du potentiel de vente.

Concrètement ?

Très concrètement, l’outil nous permet maintenant d’accéder à la modélisation du diffuseur : changer de modèle, déclarer des événements exceptionnels...Tout ce que nous pouvions concevoir au niveau national, nous pouvons maintenant le faire au niveau diffuseur.
Ce qui nous permet de traiter sur le mode de l’exception certains diffuseurs, comme les saisonniers... Un vrai plus pour Le Figaro qui, à l’image de l’ensemble des éditeurs, a un nombre important de petits diffuseurs dans son assiette de distribution !

L’APS Prévision est-il meilleur que SP3 ?

Ce sont deux outils très différents qui ne répondent pas à la même philosophie. Les principes qui nourrissent leur fonctionnement sont trop distincts pour pouvoir être comparés.
Néanmois, demain, quand la trajectoire de l’outil aura atteint sa maturité, quand chaque acteur l’aura pris en main, il sera clairement adapté à la configuration de la filière presse, ne serait-ce que par l’accumulation phénoménale des données et de statistiques travaillées.

"Nous disposons des bons leviers pour gérer par exception certains diffuseurs et optimiser le calcul du potentiel et du fourni". Xavier Wattrelot, assistant de gestion - Le Figaro

Vous avez testé en live l’outil APS Prévision pendant la période de marche à blanc et avez demandé des améliorations. En quoi consistaient-elles ?

Nous gérons un quotidien. Ses ventes sont très fluctuantes selon l’actualité. Nous avions besoin de rendre l’outil encore plus dynamique pour prendre en compte cette donnée. Désormais, nous pouvons modifier le potentiel et le fourni au niveau diffuseur.

Concrètement, pour le calcul du potentiel

Jusqu’à présent on modélisait au niveau national, puis on éclatait le potentiel de vente au niveau diffuseur. Pas vraiment optimum pour les diffuseurs qui ne rentrent pas dans le standard, notamment les saisonniers, ceux en travaux....
Désormais, nous pouvons gérer par exception et appliquer le modèle au niveau du diffuseur « atypique » pour calculer son potentiel.

Concernant le calcul du fourni, nous disposons d’un 2ème levier pour améliorer l’outil.

Nous avons désormais accès aux NIM sur lesquels il est pertinent de modifier le calcul de l’écart type.
Avant, pour le calculer, on se basait sur une moyenne de 12 mois. Or pour certains diffuseurs, cette moyenne lissait trop le fourni. On pourra désormais demander à l’outil de prendre en compte uniquement le potentiel d’un diffuseur pour calculer son écart type.

L’outil APS Prévision ne fait pas tout : il y aura toujours un dialogue nécessaire avec le réseau. Malgré la puissance de calcul et la pertinence de la prévision, nous aurons toujours besoin de l’expertise du réseau. Il y aura toujours un dialogue puisque le réseau, les dépôts comme nos inspecteurs terrain, auront la main pour effectuer des contrôles, réaliser des contre-propositions et renseigner toutes les données importantes relatives notamment aux diffuseurs sensibles. Il faut que tous les acteurs interviennent et s’emparent de l’outil pour apporter leur expertise. C’est cette interactivité qui rendra l’outil encore plus performant.